Le Père Noël,
un conte merveilleux
à consommer sans modération

Le Père Noël est de retour ! Et avec, les questions des enfants à son sujet. Plein feu sur ce personnage débonnaire et rassurant dont l’histoire, imprégnée de magie, fait travailler l’imaginaire de tous, petits et grands.

Sommaire

Les questions des enfants

 

Cessons donc de trembler à l’idée de devoir répondre aux inévitables questions des enfants concernant le Père Noël. Au choix : « Comment sait-il ce que j’ai commandé ? Saura-t-il que j’ai été sage ? Où habite-t-il ? Ne va-t-il pas se tromper et donner mes cadeaux à un autre enfant ?» etc. En effet, assez curieusement, l’adulte est dans ce cas, bien plus mal à l’aise pour formuler une réponse plausible que l’enfant qui ne semble pas attendre de réponse précise.

Lui, d’ordinaire si pressant lorsqu’il s’agit d’une question sur son quotidien, ne pense jamais à rebondir sur les failles de nos histoires. Pourquoi ? « Parce que l’enfant n’a pas besoin de réponse à ses questions », s’amuse Nadine Maubert-Amsallem, psychologue. Et parce que l’enfant sait qu’avec le Père Noël, on entre de plain-pied dans un monde magique. Qu’il arrive en traîneau ou en hélicoptère, qu’il descende par la cheminée ou, faute d’en avoir une, qu’il débarque par la porte d’un immeuble, toutes les versions sont acceptées.

Autour des immuables manteaux rouges, barbe blanche, traîneau, rennes et hotte magique, chaque parent peut faire vivre le Père Noël ! « Plus l’histoire se fera poétique, plus les enfants l’écouteront comme ils écoutent les autres contes », analyse Nadine Maubert-Amsallem. Or, rien de tel qu’une histoire merveilleuse pour grandir.

 

Le rôle de ce conte chez l’enfant

 

Le travail du psychanalyste Bruno Bettelheim a mis en avant le rôle fondamental des contes dans le développement de l’enfant : « il faut laisser le petit enfant croire au Père Noël, aux œufs de Pâques et à la Petite Souris parce qu’ils lui permettent d’ajouter une ferveur émotionnelle à d’importants concepts qu’il développera plus tard », écrit-il.

Enfin, et surtout, n’oublions pas que le Père Noël incarne, pour l’enfant, l’amour des gens qui l’entourent. « Alors qu’avant deux ans, il a souvent peur de ce personnage imaginaire, l’enfant entre trois et cinq ans est littéralement happé par la magie de Noël », explique Nadine Maubert-Amsallem.

En effet, avant 6 ans, tous les enfants sont dotés d’une pensée dite « magique » où tout est possible. C’est donc à cet âge, où l’enfant oscille en permanence entre réel et imaginaire, que le Père Noël a le plus d’importance.

Ce n’est que vers six ou sept ans, conscient désormais des relations de causalité, qu’il flaire la supercherie, « aidé » souvent par ses copains d’école, ses grands frères ou sœurs trop heureux de le mettre au parfum ! Le voile se déchirera plus ou moins rapidement selon l’envie des enfants d’y croire encore un peu en dépit de toutes les preuves du contraire. Aux adultes ensuite de leur faire savoir que la magie de Noël continuera à opérer chaque année, avec ou sans Père Noël.

 

Les mots pour leur dire…

 

Lorsque les doutes de l’enfant s’accumulent, il se met à poser des questions plus précises. Comment y répondre ? « On peut tout simplement lui dire qu’on lui a raconté cette histoire comme on nous l’avait racontée quand nous étions enfants », recommande Nadine Maubert-Amsallem.

Il ne s’agit pas d’un mensonge, mais d’un conte dans lequel le Père Noël parcourt le monde en une seule nuit avec un cadeau pour tous, ce qui est une façon de dire qu’il se passe des choses merveilleuses au moment de Noël. « Il est également important de féliciter l’enfant de ne plus croire au Père Noël car cela prouve qu’il a grandi », ajoute Nadine Maubert-Amsallem.

Mais au-delà de tout ça, l’important à Noël est la joie d’être ensemble, de partager des moments uniques ajoutés au plaisir d’offrir et de recevoir. Et surtout, prenons le temps de transmettre aux plus petits ces traditions pleines de jolies histoires.

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